Déplacement en
NormandieSortie en NORMANDIE
La Normandie cru 2008
La fête a commencé le vendredi 30 juin par l’accueil chez Danielle et Jean-Claude Bannier.
Après une nuit bienfaitrice, direction Graye sur Mer au pied de la croix de Lorraine là où le Général De Gaulle remit le pied sur notre patrie libérée. Au terrain de camping, le montage des walls se fait en 2 temps 3 mouvements. Lundi 2 juin, temps maussade! Pas vraiment ! L’après midi tous dans le camion !!!! direction Carentan et Saint Côme du Mont chez Paratrooper afin de dénicher la bonne affaire avant la ruée du 6 juin emplettes terminées retour au camp de base: la petite troupe est désormais au complet et pour fêter cela devinez quoi ? L’apéro ! mais pas n’importe lequel nous sommes passés au Blanc du Valais importé directement par cartons de 24; ce nectar sera d’ailleurs le fil conducteur des différentes manifestations de joie de tout le groupe.
Mardi matin le crachin normand s’est installé et il nous accompagnera jusqu’à la poche de Falaise et à Chambois théâtre de la fin de la bataille de Normandie. La route jusque Falaise sans encombre, vu le temps j’ai opté pour la Jeep, la R75 ce sera pour un autre jour. Nous retrouvons notre ami Bertrand dans sa Kübelwagen directement au musée AOUT44, magnifique visite ou l’on a pu voir des engins que l’on n'a pas l’occasion de rencontrer souvent. Nous sommes attendus au musée du syndicat d’initiative où Monsieur Gondoin nous attend pour nous narrer cette fameuse bataille où, outre bien entendu les troupes allemandes, les troupes polonaises, françaises, canadiennes, américaines, et anglaises furent engagées, à la suite de ces combats dans le célèbre couloir de la mort, le site de MONT ORMEL est le seul lieu au monde à pouvoir hisser les cinq drapeaux des libérateurs. Madame et Monsieur Gondoin qui à l’époque avaient une quinzaine d’années, furent les témoins directs et conservent de ces instants une mémoire émotionnelle ce qui suscite respect et humilité devant ce qu’ont pu vivre ces gamins de l’époque. La visite des sites nous fit bien sur emprunter ce couloir de la mort et franchir le non moins célèbre Gué de Moisy qui après ces pluies des derniers jours est assez gonflé ce qui à failli en arrêter certains, peur de rester dans le milieu, François avec son Dodge s'y colle le premier histoire de sonder la rivière, lui étant passé il semble que le reste de la troupe puisse franchir l’obstacle ce qui fut dit, fut fait après la Kübel de Bertrand l’intrépide qui 2 ans auparavant était passé avec sa R75, même notre président après quelques hésitations se risqua à franchir ce Rubicon. Après petit bonjour au Mauser 98k resté inséré pour l’éternité dans un des grands arbres d’une allée de propriété.
Mercredi matin: soleil omni présent toute la journée pour découvrir ou redécouvrir des inscriptions ou plutôt des signes significatifs du passage de l’occupant, présence de soldats dans une habitation représentée par un dessin derrière un volet, indication de passage d’une division avec le sens de circulation restée intacte sur un mur protégé par les lierres, combien de temps ces témoignages resteront-ils en place ? Heureusement ils ne sont encore connus que par quelques initiés dont je me réjouis de faire partie ce qui me permet de les faire découvrir à ceux qui m’accompagnent. Nous n’avons pas manqué de reparcourir le couloir ci devant cité ainsi qu’un second franchissement du fameux gué, pour aboutir au monument musée du Mont-Ormel-Coudehard ou fut scellé le sort des troupes du «chaudron». Au retour un petit coucou s’imposait au dernier rescapé des cinq chars tigre qui protégèrent la fuite de quelques 30.000 de leurs compatriotes, petite pose à l’endroit où le Feldmarschall Rommel fut mis hors jeu par la Royal Air Force le 17 juillet. Retour au camp de base: arrivée des plats préparés par le traiteur local, en l’occurrence Marinette, la maman de Danielle, laquelle nous avait mijoté une soupe de poisson, un roti de porc dans la palette avec ses petites pommes de terre, petits pois carottes, salade fromage et tarte avec bougies pour fêter les 8ans de Nathan notre petit fils, le tout accompagné de vin Suisse café cognac.
Jeudi 5 Juin matinée calme. Le midi moules à la Normande. L’après midi fut encore riche en découvertes, périscope, radios mannequins tous plus beaux les uns que les autres, collection de casquettes, casques, insignes, dagues, véhicules etc etc, de quoi faire pâlir d’envie le plus féru des conservateurs de musée ayant trait à la seconde guerre mondiale, je pense pouvoir dire sans tomber dans la démagogie que cette collection particulière à du faire rêver bon nombre de ceux qui ont eu le privilège de la voir.
Vendredi matin: toute la côte où eurent lieu les événements que l’on connaît jusqu’à Sainte Mère Eglise. Sainte Mère, toujours, sa place avec son décorum habituel, joyeux encombrement orchestré par toutes sortes de véhicules plus ou moins parés de leurs couleurs de guerre, plus ou moins armés; cette année les gendarmes, leurs prérogatives obligent, firent quelques contrôles ponctuels on devine pourquoi. Belle bourse. Retour par UTHA.
Samedi: je vais me coller à la cuisine, au menu batailleurs et bulots apportés la veille par Rémi pêcheur local qui nous à fait le prix de gros contre un tour de Jeep et de side-car à sa fille et à lui-même, pas facile de faire cuire tout cela quand on n'a pas vraiment ce qu’il faut mais à priori tout le monde s’est bien régalé, surtout que le vin blanc Suisse était encore au rendez vous, mais hélas là nous en vîmes le bout. L’après midi: camp Hillman où notre ami Bernard Parcollet nous réserva un acceuil dont il à le secret « habillé en MP Anglais tenue que nous ne voyons pas souvent, puis au CAFE GONDREE là où Arlette reçoit ces clients avec une humeur. Au retour premier pépin mécanique: le Président = serrage du frein avant gauche, tentative de dépannage sur le bord de la route , mi réussite puis sur place démontage et nettoyage de l’ensemble du cylindre de frein et voilà c’est reparti il faut dire que nous avions en la personne de Claude un professeur de mécanique à la retraite certes mais qui a encore de bonne bases, merci Claudio. Fin de cette journée: perte de notre service sanitaire car notre pote Jean-Claude avait repris le ruban dès le matin pour faire quelques sauts de puce avec l’ambulance « pas facile dans tous les sens du terme » jusqu'à Saintes nous avons appris par la suite qu’il était bien arrivé à destination.
Dimanche matin direction la bouse aux cannes à pêche de Saint Pierre sur Dives, puis retour au camp, démontage de notre campement.
Danielle et moi-même tenons à vous remercier pour votre présence et la bonne humeur qui régna pendant ces quelques jours, nous
espérons avoir accédé à ce que vous souhaitiez, qualité du camping, organisation des différentes sorties ou visites. J’aurais aimé un peu plus de soleil, mais bon. Sincères amitiés à tous et je
n’oublie évidemment pas ceux qui n’ont pas pu se joindre à nous. A très bientôt.
Danielle et Jean-Claude
Voici les photos de Jean-Claude Bannier






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